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No place to go [ Matt only ]

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MessageSujet: No place to go [ Matt only ] Dim 31 Jan - 17:24

13.29
C’est une route sans fin. Beaucoup l’empruntent, et ils ne savent pas où ils vont. Ils se perdent ,et pourtant, c’est une route à sens unique. Il y a beaucoup d’indications foireuses qui veulent nous détourner du droit chemin. La plus part du temps, on tombe dans ces pièges. Pittoresque, on est aveugle. Il ne faut pas nous en vouloir, nous ne sommes que des Hommes.

Le vent, et peut-être le soleil. Présent, trop présent. Ecrasant, et il fait chaud. On se noie dans ses rayons, et on oublie d’où on vient, un seul désire, s’en échapper. Pourtant, il ne nous lâche pas. Suis nos pas, une course perdue d’avance. On en est conscient, c’est un nouveau moyen d’autodérision. On s’en contente, personne ne s’en rend compte, c’est un combat intra-sensoriel. Alors, on se tait et on souffre, parce qu’après tout, on ne peut rien faire d’autre.
Nos pas résonnent, et lui nous suis toujours, sans s’arrêter, il n’abandonnera pas. On joue les forts, serre les dents. Tu vas voir de quoi je suis capable. On est fier de nous, très fier d’ailleurs. Il ne s’en rend pas compte, c’est une victoire, minime, mais une victoire quand même. Il n’y a rien pour nous secourir, la route reste infini, il n’y a que sable et goudron, aucune présence humaine. Les taux se resserrent et lui ne lâche pas prise. Nous sommes dans un désert, et rien ne semble vouloir nous sauver. On ne croise rien ni personne, comme si cela ne suffisait pas, notre gorge est en proies à de terribles démangeaisons, on meure de soif.
Il est tôt, il ne sert à rien de lutter, on ne peut pas s’enfuir. Angoisse. Qu’est ce qu’on fou ici…

Un Prince des ténèbres, il a trouvé la parade. Debout, sur une planche rouge sang, glissant sur le sol rugueux comme pour la première fois. Délicatesse, et il se sent bien. Le vent nous fait oublier où nous sommes, on ne souffre plus, c’est l’essentiel. On est emporté par ces sensations éparses, on roule sans même connaitre la destination. Après tout, ça n’a plus beaucoup d’impotence, c’est une question de survie, rien de plus.
L’hiver avait rendu son tablier, la neige avait fondu. Tant pis pour elle. C’est un monde sans pitié, et n’y a pas d’espoir pour les faibles. Marche ou crève, il n’y a pas d’autre solution. Alors, on se plie à cette loi, on n’ose même plus la regarder. Ceux qui ont voulu se mutiner se sont cramé les ailes. Il n’est plus question de telles débâcles, on arrête le massacre. Obtempérer la tête haute, ne rien laisser paraitre. C’est une chose à apprendre, il n’y a pas d’autre solution et ça s’appelle survivre.
Rester en vie, une passion pour certain, pour d’autre, un moment difficile à passer. Transitoire, on n’a pas le choix. Ceux qui décide d’y mettre fin sont des lâches… ils ont peut-être raison. Malgré tout, on s’accroche, peut-être à tord, mais on reste. Peut-être que ce n’est pas si mal que ça, souffrir.

Un murmure, au loin, il se rapproche. Un bruit assourdissant, le silence nous avait fait oublier à quel point certain sons peuvent être désagréable. Il se rapproche, on n’y peut rien, on encaisse. Moteur, sans doute. La route est longue, droite, ça durera encore longtemps. Sans aucun doute. A côté de ça, on glisse sans s’arrêter, simulant un je-m’en-foutisme lattant, on en pense pas moins. La breloque s’approche, c’est un jouer d’enfant, sa vitesse est dérisoire, le bruit n’en reste pas moins ahurissant. On se retourne, une caisse éclaire. Atypique, vieille, magnifique. D’une lenteur insoutenable, d’une rumeur inconditionnelle. Noire, ébène. On ne demande rien de plus. Elle passe, elle est juste derrière nous. Pulsion. On y peut rien. On ne demande qu’à jouer…

Le gamin de Cèdre descendit de sa planche, la mettant sous son bras. Attendre le bon moment. On s’amuse du temps et de l’espace, nous sommes tout permis, et presque des mages. Silencieux, comme la brume, jouer des Autres, ici, pour son propre intérêt. Proche, on ne réfléchit plus, on est devenu animal. Alors, on s'élence, on s’en contente, et on saute. Une main posée au hasard, tout était calculé. On ne fait plus attention à ce qui se passe autour, tout ce qui pourrait se passer. On ne suis que notre instinc, il ne nous reste rien d'autre.
Confortable, on est ici chez nous. Etrangement, le bruit n’a plus d’importance. La breloque nous sert d’abris, on a trouvé un subterfuge contre le soleil, on peut être fier de nous. La brise s’intensifie, malgré la lenteur de l’engin, un vent vient nous rafraichir, on est servit, comme des princes. La lenteur nous berce, on se couche, personne n’a rien remarqué, nous sommes des ombres, invisibles. Doucement, nos yeux se ferment, on s’endort. Il fait chaud, c’est une nouvelle journée de gagnée.

Un bruit métallique, la berceuse est terminée. Le fourgon s’arrête, nous aussi. Un homme tousse, une voix rauque et il jure. Il sort, frappe sur son capot, sa caisse n’est plus en forme. Il fait le tour de l’engin, il n’y a pas à s’en faire. On est déjà loin.
Une énorme pièce, presque vide. Juste des centaines d’énormes conteneurs. Un gamin, perché sur l’un d’entre eux, le visage lisse, la mine sombre. Les pieds dans le vide. Ici sans raison, il n’y a pas à en avoir, ce n’est qu’un détail parmi tant d’autre. Ca n’a plus vraiment d’importance.
Le temps passe, c’est une attente comme une autre, ici ou là, le fond reste le même, on se fait chier. On s’occupe, comme on peut, et on le fait bien. Il y a certain détails qui méritent de rester secret.
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MessageSujet: Re: No place to go [ Matt only ] Ven 19 Fév - 20:38

Brûlure. Infime et âcre, serpentant sur des parois de chair et de souffle. La brûlure n’est même pas encore passée qu’il se rallonge, se laisse retomber sur le matelas d’un velours vermeil, un discret sourire aux lèvres, les paupières à demi closes cachant ses yeux vidés d’expression et d’envie.
Brûlure qui s’épanche et suit son cours, allant même jusqu’à oublier de faire souffrir, de faire gémir, d’obliger à se tordre de douleur et appeler au secours. Brûlure qui sans qu’on ne lui en donne l’occasion va se déverser au creux des êtres les plus nobles ou les plus chanceux, soulevant leur poitrine dans un souffle qui leur paraît être agréablement ultime, probablement le dernier. Toute sensation s’évapore et toute pensée persiste pour se confondre et se mêler parmi ses jumelles. Et là commence le grand jeu. Elles ne sont plus qu’unes. Et beaucoup plus à la fois. Couleurs, formes, désirs, mouvements, tout prend un sens, tout prend vie comme soudain tout meurt et tout se déchire sans qu’on puisse en discerner le sens. Obstinément, on garde les yeux fermés et on laisse ces images nous envahir, s’épandre en nos membres et nos esprits, nous collant frissons et tremblements, sourires et soudaines frayeurs. Le tout n’est qu’inconscient et connu. Souvenirs, fantasmes, visions. Tout y est. Rien ne manque. Et tout est là, défilant dans un orchestre dissonant aux notes accrues et acerbes, aux rythmes puissants et savamment désordonnés. Ici le limon gicle, là bas le sel noirci, plus loin encore l’argent d’une lune sans visage ni but éclate et ses fragments deviennent brûlure insouciante, brûlure inoffensive et sinueuse, et elle se rapproche, elle accroît, elle grossit, elle va arriver, elle va m’atteindre, impossible de l’arrêter, impossible de l’en empêcher, elle est là !
Brûlure. Elle n’a réussi à m’atteindre. La Somnolence d’une grisâtre embrumé est parvenue à la stopper. Et au milieu de ce monde fait d’ombres et de sombre, gicle en une dernière éclaboussure une couleur nouvelle. Jouissive. Orgasmique. Et elle traverse cette paroi de charbon abîmé. Le Carmin est là. Le Carmin est enfin revenu. Depuis combien de temps l’attendait-il ? Depuis combien de temps l’espérait-il ? Le Carmin est enfin là. Et dans cet éclat de couleur râpant la cendre, il sourit. Il sourit le Carmin. Il sourit le Souvenir. Il sourit le Futur. Il sourit Son Monde. Et comme un vieillard qui attendait la Mort depuis trop longtemps, comme un enfant qui ne comprend pas que c’est sa mère qu’on enterre, comme cet homme, trop heureux de coucher avec une autre femme que la sienne, il sourit. Et les Abysses n’ont pas plus belle profondeur que le Carmin, et le Tartare ne peut que jalouser ce sourire aussi spontané qu’instinctif. Le Styx peut transporter autant de fois la Mort qu’il le désire ou qu’il le peut, il lui sera impossible de rivaliser ses rêves faits de drogues et Carmins.
Qui es-tu ? Tu es Lui, Je suis Toi, Il est On et On est Vous. Confusion déchirante. Et pourtant, on est bien. On est bien ainsi. Relaxation exaltante. Excitation adoucie. Oh, vous pouvez prier, tous autant que vous êtes, jamais vous ne pourrez atteindre ce bien-être que la bienséance empêche de toucher. Mais le danger est trop grand. Le Carmin coûte cher en risques. On choisit le minime, par pur soucis esthétique et vital. Les rues sont trop obscures et les hommes trop incertains pour s’aventurer à toucher le Carmin. Alors on cherche l’artificiel. L’artificiel si bien réussi, si bien dessiné et si envieux. On vient souvent, dans l’espoir de le voir à nouveau. Il n’est pas toujours là, il ne vient pas toujours, mais « l’espoir fait vivre ». Et c’est cet espoir qui vous fera mourir. Acerbe dépendance. Ironique jouissance.

Hystérie. Des cris, des hurlements, des notes si stridentes qu’elles éventrent les tympans et obsèdent incessamment vos sens. Ces voix, indissociables, inidentifiables. On s’en arracherait les cheveux et s’en briserait les dents. Les ongles se plantent sans pitié et écorchent le crâne incandescent et pulsant effrénément. Les yeux se ferment, comme dans l’espérance que si l’on ne voit pas, on entendra plus. Tel un enfant effrayé par un monstre. Si je ferme les yeux, il disparaîtra, n’est-ce pas ? La mâchoire est crispée, grande ouverte, prête à hurler à son tour. Mais la douleur même l’en empêche tout comme elle plie le corps à sa merci, à demi écroulé, luttant pour briller du peu de dignité et de force qu’il lui restent. Le cœur résonne dans les moindres recoins du corps, battant dans les paupières, battant dans les oreilles et dans les tempes. Impossible à stopper. Insupportable. Il faut qu’il s’arrête. Il faut que ça cesse. Il faut que ça s’arrête. Trop insupportable pour que ça puisse continuer ainsi. Et le sable sur lequel le corps s’écroule n’arrange rien. Il râpe, griffe, se colle et incendie de ses grains brûlants. Mais je n’ai d’autres choix que d’y ramper.
Patience. Je dois supporter. Fermer la mâchoire et ouvrir mes yeux, cernés d’un violacé luisant, injectés d’un carmin rare, qu’ils voient, qu’ils entendent et qu’ils se lassent, comme ils ont tant l’habitude de le faire. Qu’ils supportent, aussi difficilement que mes oreilles que mes mains tentent sans relâche de protéger. Mais rien ne s’arrête. Tout ne cesse de continuer, d’hurler, encore et encore. Pourtant, je lutte. Je lutte pour crisper ma mâchoire et résister, et pour ouvrir les yeux. Patience. Pitié, encore un peu de patience. Je dois supporter. Puisqu’ après tout, ce n’est qu’un rêve.

Qu’ais-je fait pour mériter ça ?

C’est une toux grasse et de gorge qui, sans pitié me réveille en sursaut. Comment aurais-je pu essayer un peu plus de délicatesse de la part de mon hôte ? Une symphonie ? Une tape amicale ? Non. Me réveiller était déjà trop d’attention, peu importe comment ce fut. Sans plus de cérémonie, il fait grincer la portière pourrie de rouille du bolide et sort, prenant soin de claquer la porte derrière lui et de frapper sur le capot, le tout dans une douceur que je vous laisse deviner. Quelle brute. Mes sourcils se froncent, agacés par le son, mes yeux clignent, encore embrumés de sommeil. Un peu moins de bruit, de lumière et de poussière seraient les bienvenus. Les rayons et la chaleur filtrent au travers des fenêtres crasseuses et de la brume de poussière ou de sable qui s’élève dans le véhicule. Pas la peine de me prier de sortir. De toute façon, il n’en a plus rien à faire de moi, à partir du moment où sa vieille caisse s’est arrêtée et que mes yeux se sont ouverts. La chaleur englue mes mouvements tandis que je me rhabille, renfilant ma miteuse veste qui était tombée de mon épaule. … Ou qu’on a délibérément fait tomber de mon épaule pendant mon sommeil. Qu’en sais-je ? Qu’en saurais-je ? Après tout, j’m’en fous.
A mon tour, je fais hurler la portière et descends non sans peine. Sans un regard, il décharge de ses bras en sueur. Il me dégoûte. Et je dois lui faire le même effet. A peine fus-je monté dans son fourgon, là bas, en plein milieu de ce désert ardent et de sa pitié, ses yeux m’ont étiqueté violemment et sans appel et il n’eu pas besoin de prononcer un mot pour que je devine le titre qu’il m’avait aimablement accordé : « tapette ». Et moi ? Qu’est-ce que mes yeux ont osé lui répondre ? Rien. Ils se sont tus dans un « merci ». Seules mes lèvres ont lâché, blottit derrière les tumultes de son véhicule rouillé un « connard de camionneur ». Tous deux en sommes évidemment conscients. C’est pourquoi sans un regard nous nous sommes éloignés, quittés, lui suant et jurant du poids de son travail, moi suant et jurant de chaleur et de fatigue. En s’enfonçant parmi les conteneurs, je devrais trouver quelconque fraîcheur, non ?
J’en ai encore des palpitations. Ma respiration est sèche, âcre et me lacère la gorge des ongles embrasés du soleil. Oui. J’ai chaud. Terriblement chaud. Ma vue est trouble, ma langue gonflée. Tout comme mes veines. Elles me feraient presque souffrir, à se bleuter ainsi à la surface de ma peau, à fragiliser mes membres. Je prends le temps de jeter un coup d’œil à l’un de mes bras, manche retroussée. Un vrai bras de drogué. Blanc, frêle et veineux. Et pourtant, Dieu sait combien j’ai horreur de me toucher les bras. Moi ou qui que ce soit d’autre. Cette sensation du sang vif et pulsant sous les doigts, cette simple poigne qui paralyse les doigts. Et je continue d’avancer. De m’enfoncer dans l’ombre, de regarder s’élever autour de moi les murs de tôles, rajustant mon sac qui n’a de cesse de glisser de mon épaule, me passant un nombre incalculable de fois la main dans les cheveux. Et je guette. Où me poser, où dormir, où manger, où ne pas aller. Qui est là ?
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MessageSujet: Re: No place to go [ Matt only ] Mar 23 Fév - 0:02

You know, I’m full of lies. And, in my mind, all this revelations hurt my-self. In this dark, I feel get insane, I will not be able to live eternally in your shadow. Be careful, I will escape…

« Qu’est-ce que tu croyais ?
- M’enliser…
- Elle a eu ta peau.
- Plus que ça… Cesse de me hanter veux-tu.
- Je suis le fantôme de tes souvenirs.
- Soan, je ne suis pas d’humeur.
- Ferme les yeux.
- … Xehon. »


Tu te tais, tu en as déjà assez de moi. Tu te tais, tes lèvres inexpressives, ton regard vide, ton visage impassible. Tout ton corps comme dans un excès de fièvre décidant de faire part, et tu trembles. Ta peau est pâle, miroitante. Tu oublies ton nom, tu as déjà oublié le mien. Si tout cela n’a plus d’importance, le feu peux tomber. Si tout cela n’a plus d’importance, n’hésite pas à abandonner, j’ai d’autres choses à accomplir. Les mots ont fusés, personne n’étaient là pour les retenir. Tu as goûté aux mêmes maux que moi, tu as partager ma douleur, juste pour voir, se que ça fait. Tu es seule depuis tellement d’années, et le temps a eu raison de toi. La folie s’est éprise de ton âme. Ici était ta demeure, ton château d’Eden, la tombe n’était pas si loin, finalement.
Ils avaient décimé des générations entières, je ne m’était pas rendu compte, à quel point je pouvais être immonde. Et toi, tu ne me regardes plus, n’oses même plus porter un œil sur moi. L’état de tes veines est déplorable, tu as oublié le pourquoi de ma venue ici. Ma peau te fait trembler. En mon iris tu revoir la défunte, et mon odeur ne serait que t’enivrer plus encore. Je m’amuse de ta peine, je joue de tes tourments. Alors, je fais vibrer l’éclat de ma voix, et tu frisonnes. Tu as envie de vomir, et chaque secondes te pariassent tourment. Je ne cherchais pourtant pas à t’inhiber, mais tu m’as fais devenir fou. Alors, tout s’est accéléré. Et cette pensée m’a effleuré, une seconde. Tout est devenu cauchemar, j’ai accepté ces pulsions morbides, et tout s’est assombrit.
L’esprit a encore frappé et les anges se sont ramenés à ta porte. Tu ne l’a pas ouverte, parce que toi aussi, toi aussi, tu a peur de la Mort.
Il y avait ce manque d’oxygène lattant, cette trace ardente sur ma peau. Ton souffle succombant aux envie de ton corps et ton esprit faisant des siennes. Il y avait la souffrance, celle des Dieux et des Saints, il y avait la peine, et cette incroyable bavure vermeille, tachant ton sein. Une déchirure succombant au poids de tes tourments, un son immonde, et l’odeur du sang tachant mon âme, égarée. Mes membres liés dans la plus grande impunités, quelques cordes d’argents s’emparant de mon visage, emprisonnant mes lèvres, m’immobilisant, tout entier, m’empêchant de te faire souffrir à nouveau. M’empêchant de prononcer un mot. Alors, la folie s’est éprise de mon corps, je n’acceptait pas l’idée que l’on puisse me priver de liberté. Alors, j’ai hurlé, du moins, du mieux que je put. Une douleur cuisante s’éprenant de ma bouche, me voilà enfin libre. Les sutures ont craquées, mes yeux se sont ouverts, et ma gorge s’est enfin déliée. Les traces laissées par ton aiguille blasphématrice s’est éprise de mon corps, et tu as recommencé. La dose fut plus forte, et tes yeux se sont embrasées. La folie s’est à nouveau éprise de ton âme, et tu as recommencé, encore une fois.

Il fallait immoler les Démons. C’est un monde de sorcière, tu m’avais choisis comme tel. Il y avait, il n’y a pas si longtemps, ce salon mondain, de las habits ébènes posés inopinément sur mes épaules. Il y avait cette débâcle dans mon regard, cette rage, et cette furie. Tu l’as tout de suite remarqué, tu n’avais jamais vu d’être semblable. Tous ces déboires génétiques offerts par Mère, tous ces tourments causés par ces pupilles vermeilles, léguées en secret. Alors, tu t’es approchée, posant tes yeux sur ma peau blanche, mes cheveux de charbon, et mes yeux écarlates. Mon cœur de martyr tressaillant devant telle beauté, quelques mots à mon égard, une main sur mon visage, tes lèvres vermeilles contre les miennes. Et tout s’est assombrit.
Mes yeux vitreux, mes paupières cachant au monde entier leur couleur blasphématrice. Et sur ma peau trempée, la marques des Saints et des Sacrifiés. Ma débâcle vaine, me retrouvant au point de départ. Je n’aurais pas pensée que l’espoir revienne un jour, ma bouche, attachée par de nouveaux points dorés, et ma fierté, m’empêchant de pleurer. J’aurais languie tout le jour s’il le fallait, je t’aurais attendue pour que tu revienne m’empêcher de souffrir. J’espérais avec appréhension ta pointe d’argent s’infiltrant en mon âme, déversant sa substance diffamatoire. La victime tombant amoureux de son bourreau, le sédaté implorant son fournisseur. Réduit à l’état de misérable jouet, mes plaintes comme une alarmes à une nouvelle mesure. Mes yeux à demi-clos n’attendant que la vue de tes soulier rouges. Miséricordieux, suppliant ciel et terre pour entendre tes pas de duchesse résonner sur le sol de bois, pour enfin te voir apparaître. Et puis, après une interminable attente, tu t’es approchée, enfin. Apaisé, jamais je n’aurais voulu ouvrir les yeux. Et pendant que tu guérissais les maux que tu m’offrais chaque jour, tu n’attendais qu’une chose, que je me languisse de ton corps, éternellement.

Les plaintes d’un sol d’argent, les lames d’une mer déchaînée fournissant aux damnés les souvenir les plus douloureux. Certaines débâcles subsistant, les bassesses d’une reine de l’ombre encore présentent dans son sang. Une nouvelle vie pour un nouveau départ, habitudes toujours présentes, lancinantes. Et pourtant.
Un conteneur flamboyant soutenant sa silhouette qui aurait oublié de grandir, bouffée par la haine des Hommes. Irrémédiable. Immobile, admirant les rumeurs marines, se délectant de la fureur des grandes eaux. A l’écoute des sons oubliés pendant la séquestration, redécouvrant le monde, après s’être exclus de l’univers. La démence opaline confrontant ses déboires à ses souvenirs refoulés, lui laissant libre cours de monter jusqu’aux cieux. Laissant aux vagues émoussées le loisir de ramper jusqu’aux cieux, bouffer cet astre blasphématoire. Avaler sa démence et l’asphyxier de sa propre chaleur, pour qu’il comprenne à quoi servent les longues après-midi d’été. Les eaux montant de plus en plus haut, gagnant petit à petit du terrain, mais lui, maître indicible de l’univers, restant à l’abris, dans les closes de midi, se confrontant à sa plus grande amplitude. Il ne fallait pas s’en faire, personne n’aura pitié de lui, et bientôt, son corps de feu descendra se confondre dans les étendues lisses que sera devenu les flots. Railleurs, et sans se permettre le moindre son, sans admettre le moindre mouvement, il attendra Monsieur Soleil, dans son plus bel habit de lumière. Il l’attendra, moqueur, il l’attendra, immobile, pour se délecter plus encore de sa victoire. Il attendra que sa puissance lui fasse défaut, que son imposante personne l’emporte vers le bas. Et dans un ultime rire, il laissera sa divine personne se noyer en son sein. Dévorant dans un instant laconique les restes de son âme, et lorsque Monsieur se rendra compte que tout est perdu, lorsqu’il ne restera de lui qu’une infime poussière divine, il s’enflammera de teintes rouges et corrompues, montrant une nouvelle fois sa puissance, en vain. L’étau se resserrera, doucement, sur cet affable miteux avant d’engloutir les dernières parcelles de son être. La Mort d’un Dieu. Les symphonies s’étendront, laissant place à l’appelle nocturne, laissant place à notre nouvelle reine. La Lune embrasant de ses doux rayons blafards l’humanité toute entière.

Pourtant. Il y avait toujours cette être démoniaque l’affublant de ses rayons blasphématoires. Sa Mort n’était pas encore au goût du jour, il fallait attendre que tous se résignent à le laisser dépérir. Allons butter les sauvages lui offrant des noix de coco et des alizés, vous avez bien raison…
Un nouveau venu, le bruit d’une portière, son chauffeur partit depuis longtemps. La rumeur du moteur disparu, l’Enfant de Cèdre se leva, indicible sur les hauts conteneurs. Baladant ses yeux entre toutes ces masses dépitées, apercevant un être, à terre, le souffle rugueux, la peau diaphane, les cheveux blancs. Son état à l’égal de sa condition, ses pensées ramenées à l’esprit du Damné. Violer l’intimité d’un être sans même le vouloir, mais les mots n’ont pas de barrière, ils passent d’une frontière à une autre à leur guise, passant les esprit, et restant dans ceux qui voudront bien d’eux. Torture, ses mots se voulaient violents et râpeux. Acerbes comme le rasoir, et pourtant indolent et affligés. Désemparé. Le Démon de minuit fit son possible pour couper court au lien, détestant s’immiscer ainsi l’esprit des Autres. Leur vie, leur potence et leur malheur ne l’intéressait guère. Il avait bien assez de ses propres mots, de ses propres tortures.
Sans dire un mot, gardant ses déboires oculaire à son égard, Wilbur se contenta de le suivre marcher entre l’acier pourris des bacs. Lui, toujours sur le haut des ses caissons, le nouveau venu, à terre, cherchant un endroit où aller, où se divertir. Sans se cacher le moins du monde, il entreprit sa contemplation silencieuse, s’arrêtant où il s’arrêtait, marchait lorsqu’il courrait. Prenant peur lorsqu’une poussée d’adrénaline s’emparait de son âme, lui détruisant l’esprit. Les mots, malgré le barrage sensoriel érigé entre eux deux, ne voulaient pas déloger de son entendement. L’empêchant de se délier de son emprise. Il ne disait rien, mais divulguait tout. Restait silencieux, vide, l’emprisonnant en ses esprit.
Qui es là ?

Il fallait découvrir le monde. C’était ce qu’il disait, avant d’être bouffé par les lions.
Torpeur maligne, lui déchirant le crâne. L’Enfant n’eu d’autre solution, que de sauter à terre, la mine impassible, devant ce damné des cieux. Toujours silencieux, la mine indéfiniment close, se contenter de le fixer de ses yeux de feu. Un visage angélique et fin, malgré la fatigue. Des yeux clairs, un enfant, tout comme lui.

| J’oubliais les tortures, et je fermais les yeux. Malgré ma souffrance, je t’écoutais me parler par delà les cieux. Si tel est vraiment ton but, arrête de jouer avec moi, et vient me chercher. Je t’attendait. |

[ “Gravity
No escaping gravity
Not for free
I fall down
Hit the ground
Make a heavy sound
Every time you seem to come around”
]
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MessageSujet: Re: No place to go [ Matt only ] Sam 1 Mai - 13:34

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