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Ne suis gagnéééé ! (Libre)

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MessageSujet: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Mer 10 Fév - 8:41

"Z'ai le vertiiiiiiiiiiige! Même si ze sais pas ce que c'est!"

Badam, badam, badam. Il était peut être formellement interdit de courir dans les couloirs de Seiryoku no Gakuen. Mais pourtant, une petite boule rouge courait un peu partout, en tournant en rond, dans ces couloirs, sans but précis, en faisant un peu de bruit. Quoique, si, il avait un but précis en fait : Imiter les machins qui volent en s'imaginant que ses deux bras étaient des ailes qui lui permettaient de s'envoler. Oui, Ryugi jouait et laissait déborder son imagination dans ce hall d'entrée, en attendant que quelqu'un arrive, parce que quelqu'un va forcément finir par arriver en ces lieux si ce petit garçon faisait suffisamment de bruit. C'est qu'il n'aimait pas être seul, mais il fallait apprendre à s'occuper. Et puis, quand on est nouveau, on ne connait pas les règles, on ne connait pas les lieux, donc, on risque fort de se perdre. Et c'est ce que Ryugi voulait éviter. Après tout, s'il était perdu, c'est qu'il n'était pas gagné, et s'il n'était pa gagné, c'est que c'est pas juste parce qu'il n'avait même pas connu les règles du jeu. Même s'il n'y avait pas de jeu, mais ça c'est pas grave, parce que maintenant, le petit garçon aux cheveux rouges sautillait sur place à pieds joints.

Le carrelage noir et blanc s'apprêtait tout à fait à ce jeu : Ryugi essayait de sauter et de parcourir la plus longue distance possible de case noire en case noire sans toucher ni même toucher les cases blanches, parce que l'école exploserait en mille morceaux si jamais il touchait une case blanche (rappelons qu'il a une imagination débordante pour un enfant de six ans) et qu'après les zens seraient pas contents de voir leur batiment en mille morceaux. Mais n'était pas grave, jusqu'à ce qu'il se rende compte que ce qu'il faisait, c'était mal. N'était de la ditrici... Dimitrisa... Dismicrina... Enfin bref, c'était de la pas-gentillesse envers les pauvres cases blanches qui n'avaient rien fait et qui revendiquaient aussi leur droit d'être piétinées comme les autres cases. Un peu d'égalité, dans ce monde, tout de même. Il faudrait aussi marcher sur elles, quitte à faire péter l'école, parce que sinon, les tuiles blanches iraient faire la grêve et faire la manifestation à l'extérieur de l'établissement, boycottant les couloirs pour empêcher les dalles noires de prendre le pouvoir sur elles. Et ça, ce serait pas bien, parce que deux et deux font cinq. Bah oui, au bout de 4, on en aura surement un cinquième gratuit... C'est à ça que servent les cartes de fidélité après tout.


"Et pis de toute façon, né celui qui dit qui est! Même si t'a rien dit, donc t'es rien!"

Oui, Ryugi parlait tout seul... Mais c'était à cette dalle blanche révolutionnaire qu'il parlait. Quoique, cela aurait très bien pu être adressé à la dalle noire à côté. Ryugi se demandait si d'ailleurs les dalles noires n'auraient pas envie de ressembler à leurs camarades blancs. Ou plutôt, si les dalles blanches n'avaient pas envie de ressembler à leur camarades noirs. Il fallait trouver un compromis, et pourquoi pas toutes les repeindre en rouge? Comme ça, toutes les dalles auraient la même couleur, et plus aucune raison de se révolter! Sauf s'ils aiment pas la tomate. Parce que Ryugi avait beau leur demander si le rouge leur plairait, le sol ne lui répondait pas, et puis de toute façon, il n'y avait pas de pot de peinture à sa disposition. Fort heureusement. Du rouge. Mais à quoi il pensait? Est ce qu'il y avait du rouge pour les pièces d'un jeu d'échecs? Oui, car maintenant, le petit garçon se prenait pour une pièce de jeu d'échec dont il avait entendu parler, mais juste entendu. La preuve, il ne savait même pas quelle pièce il était, et comme il était une pièce, il essayait de sauter pour savoir s'il tomberait sur pile ou face. Enfin, sa face était toute gentille, donc ce serait surement la pile. Bzzzz. L'électricité, n'est marrant. Ca hérisse les cheveux pis ça effraie les gens quand on leur fait un gros calinou.
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MessageSujet: Re: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Jeu 11 Fév - 14:04

C'était un hall magnifique. Il fallait bien le leur accorder, c'était très beau. Les dalles, reproduisant un échiquier, avaient été concues dans un matiériau assez élégant, c'était pas le genre de carrelages qu'on trouvait partout de basse qualité sur le marché. Le noir et le blanc étaient très purs, et tranchaient nettement l'un par rapport à l'autre. Le sol brillait et luisant comme un miroir, c'était évident que le personnel pour le nettoyage était soit nombreux, soit compétent, voire les deux. Le plus impressionnant n'empêcher, c'étaient les escaliers qui lui faisaient face, l'écrasant de leur poids, de leur magnificience, et surtout par le nombre de zéros qui s'était pointé lorsqu'il avait tenté d'estimer combien ca avait pu coûter pour installer ce truc. Le tout mettait bien dans le ton, on n'était pas n'importe où après tout, et surtout, apportait à l'observateur nouveau et innocent le sentiment que l'artiste qui avait installé pareil monstre de marbré était un génie touché par la grâce de la mégalomanie ostentatoire.

Certes, c'était le hall d'entrée, mais est ce qu'on était obligé de le faire si grand? Oui, il aimait les grands espaces, mais ces teintes monochromes qui avaient envahit le bâtiment le mettait mal à l'aise, tout semblait vide, froid. La nature n'aime pas le vide, elle le remplit toujours, sauf que là, il n'y avait rien. Juste du noir, du blanc. De la pierre et du verre. Pas de teintes chaudes, pas de matières douces pour atténuer ce monstre d'austérité invisible qui avait fait de ce hall son antre. Plus ça allait, plus Lilian se disait qu'il n'était pas fait pour "le monde civilisé" comme certains, beaucoup même, l'appelaient. C'était stupide. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise civilisation, pas plus qu'une seule n'est unique. C'était vraiment présomptueux de penser pareille chose. La Forêt avait son organisation et ses lois. Des règles non écrites imposées par la Nature elle même, et savament habillées de codes, de valeurs, de vertus et de beautés. C'était ça une civilisation à ses yeux.

Lilian passa une main dans ses cheveux, et fut rapidement obligé d'arrêter. Il s'était fait une tresse. Ca l'enervait prodigieusement, ça le stressait de ne plus sentir ses meches caresser pareseusement son dos à chaque pas. C'étaient des petits contacts comme ça, anodins, dont on ne se rendait même plus compte, sauf à partir du moment où on en était séparé.
Seulement, on était bien obligé de fournir un effort vestimentaire pour un entretien d'embauche, question de crédibilité. Ce jour-ci, il avait été obligé d'abandonner ses tuniques ses sarouels, ses t shirts larges, et s'était naté les cheveux pour que ca ne fasse pas trop négligé, avait enfilé une chemise blanche accompagnée d'un jean simple et pas déchiré, délavé, éffilé, bref, un jean.
Et ça lui faisait bizarre. Le probleme n'était pas que ca ne lui allait pas bien, mais plutôt qu'il n'avait pas l'impression d'être lui même là dedans. C'était d'ailleurs pour ça qu'il n'avait pas pu s'empêcher d'ouvrir la dite chemise sur le chemin. Ca avait été un geste inconscient dont il ne s'était même pas rendu compte. Chassez le naturel...

Quoi qu'il en soit, le jeune Lilian se trouvait précisement dans le hall d'entrée lorsqu'un éclair rouge avec un sourire jusqu'aux oreilles et faisait un boucan de fin du monde débarqua allègrement, avec pour vocation apparente de piétiner impitoyablement toutes les dalles noires. Pourquoi les noires et pas les blanches, ça... C'était un mystère dont seuls les enfants initiateurs de ce genres de jeux détenaient les clés. C'était un vieux, un adulte, il n'aurait sans doute jamais pu comprendre.

-Bonjour =^^=

Ben oui, il avait cette mauvaise habitude de toujours saluer les gens qu'il croisait. Souvent, on le regardait de travers et on poursuivait son chemin. C'est qui ce fou, cet inconscient qui dit "bonjour"? Ne sait il pas qu'en ville, la politesse et perdue et oubliée? Que si on veut parler à quelqu'un, c'est obligatoirement avec une idée dèrrière la tête? Et oui, jeune naïf, les contacts humains pour les contacts n'existent plus de nos jours! Cette mentalité était lamentable.

-Tu joues à quoi? Demanda-t-il ensuit avec un sourire et une voix très douce.
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MessageSujet: Re: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Jeu 11 Fév - 22:01

En quelques instants, Ryugi avait littéralement changé de jeu. Il n'essayait plus d'éviter de toucher les dalles blanches, ou celles qui étaient noires, au contraire, le petit garçon marchait uniquement sur la plus grande surface de jointure possible, comme un équilibriste sur un fil. Dans le but de marcher sur le plus de jointures possibles. L'ennui, c'est que ce fil était étrange et avait des pliures partout. Il fallait donc tourner ans arrêt de sorte que chaque limite entre blanc et noir soit foulée par ses pieds. Et cela en faisait, des dalles. Tellement que Ryugi commençait à avoir le tournis. Ah que c'était marrant. Parce que même quand il arrêtait, ses oreilles lui disaient qu'il continuait de tourner. Résultat, il avait l'impression que le monde tournait tout seul autour de lui, et le petit garçon chuta assez lourdement sur le dos en riant. Oui, il en fallait vraiment très peu pour le rendre heureux et joyeux, il n'était vraiment pas difficile de le faire rire. Cependant, il n'était pas tout seul, et venait de s'en rendre compte : Au dessus de lui, il y avait un monsieur de trois mètres de haut (enfin, pour lui, rappelez vous qu'il est pas bien grand) qui semblait lui dire bonjour. C'est pourquoi en se relevant, la réponse fut instantanée comme les nouilles.

"Bonzour monsieuuuuuuuuuuuur ! Et pis, pourquoi on dit monsieur alors que a qu'un seul ciel et qu'il est pas à moi? Toute façon, monsieur, désolé, mais t'as pas vraiment une tronche de ciel."

Oui, il fallait être vraiment bien accroché (ou bien débile) pour pouvoir comprendre ne serait-ce que la moitié des phrases que Ryugi aimait sortir, mais après tout, il fallait dire qu'il adorait poser des questions comme tous les enfants de son âge. Après tout, la curiosité était un vilain défaut, surtout quand on l'associait à autant de bêtise concentrée. En l'occurrence, le petit garçon essayait de comparer l'homme aux cheveux blonds devant lui avec le ciel qui était au dessus de leur têtes. Il dut même sortir dehors pour voir qu'il n'y avait strictement aucun rapport, mais en profita pour courir et sauter. C'est qu'il avait de la détente, le gamin, parce que Ryugi arriva à s'accrocher aux épaules du monsieur avant de monter en grimpant, tel un alpiniste chevronné. Mais bon, ce n'était pas ses vingt kilos tout mouillés qui allaient poser problème à cet homme... Parce que Ryugi s'était dit que le ciel était haut, donc de là haut, il comprendrait peut être. Et la seule chose qu'il comprit, c'était qu'il aimait bien jouer avec la natte de cet inconnu. Une jolie tresse blonde qui ferait surement un beau bouquet de fleurs. Hein? Quel rapport entre des cheveux et des fleurs? Aucun, mais c'était joli, et c'est le principal non?

"Ze sais pas, mais on zoue ensemble? Enfin... Ne suis censé être élève ici, mais ze connais personne et ze sais même pas où se trouvent les salles. Enfin, suis sur qu'avec un peu de déco, les salles se trouveront très jolies et pourront aller draguer les couloirs. Pis au fait... Pouquoi tes cheveux sont tout longs?"

Oui, un talent inné pour les questions totalement idiotes et pour passer du coq à l'âne. Ce qui était difficile, parce que l'âne au vin était bien plus difficile à trouver. Mais de toute façon, Ryugi ne buvait pas d'alcool. Et heureusement, parce que si le petit garçon en prenait... Le résultat au fond ne serait pas très différent de ce qu'il est aujourd'hui. En tout cas, Ryugi s'y plaisait bien, perché sur les épaules du monsieur. Il aurait limite envie de s'endormir dessus, cependant, c'était encore l'heure de jouer et pas celle de dormir. C'est donc dessus que Ryugi fit un gros calinou au monsieur en lui bouchant la vue par la même occasion, avec un grand sourire naïf et joyeux. Pis comme il avait les yeux obstrués par les bras de Ryugi, ce dernier en profita donc pour poser la question qui tue. Enfin non, la super question, parce qu'il n'avait pas trop envie d'être un meurtrier qu'on recherche sur les briques de lait. Ah non, ça c'est les personnes disparues. Oh et puis zut, de toute façon, le lait ne sert qu'à être bu. Pace que né bon, le lait. Plus blanc que de l'eau. Et pis ça fait grandir. Pace que bientôt, Ryugi sera aussi grand que ce monsieur! Ou pas. En tout cas... Ah oui, la question qui tue.

"Qui c'eeeeeeeeest? =D"

Bien difficile d'y répondre, puisque de toute façon, Ryugi n'avait pas encore donné son prénom... Mais ça c'était juste encore qu'un détail.
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MessageSujet: Re: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Ven 12 Fév - 10:56

Le garçon l'avait vu et entendu. Ca parraît n'être rien, mais l'espace de quelques secondes, Lilian avait cru et craint de se prendre un vent monumental, et avait misérablement prié pour que ca n'arrive pas. Les enfants sont cruels, et le pire, c'est qu'ils ne s'en rendent même pas compte. C'est la cerise sur la tarte à la crême, le summum de la tristesse et de la honte, l'éclat de rire à un enterrement... C'est horrible de rire à un enterrement... Ca monte tout seul, ça nous prend, nous bloque, et nous voilà prêt à mourir d'une hémoragie à force de s'être mordu les joues pour ne pas craquer, ne pas se fendre la poire alors que tout le monde verse des larmes de crocodile comme se faire se doit... Si ça se trouve, c'est pour ca qu'ils pleurent tous.. Ce sont en réalité des larmes de rire, et non pas des larmes de tristesse... Comment ça, c'est dégeulasse? Mais c'est vrai. Lorsqu'il avait enterré son père (oui, ca ne pouvait pas être une entreprise spécialisée dans le traitement des machabées, il n'y en avait pas dans sa forêt) Lilian n'avait pas pleuré. Eux deux savaient que son heure n'allait pas tarder à arriver, il sentait sa mort qui approchait, Lilian sentait que son corps n'était plus si fort, et la Forêt elle même ne murmurait plus de la même manière pour son père. Il s'était éteint comme ça, sereinement, et Lilian l'avait enterré. Il ne s'était pas senti triste, mourir est un acte naturel, et son père était heureux à présent, uni avec la forêt. N'avait subsisté qu'un sentiment écrasant de solitude, c'est ce qui l'avait poussé à quitter son monde végétal d'ailleurs.

Lilian haussa un sourcil circonspect, tandis que son décodeur interne se mettait en route pour tenter de comprendre ce qu'il venait de lui dire.... Branchemant sur la langue "petite enfance et déliriums oniriques".... Ah!
Lilian éclata de rire. Il avait pas une tronche de ciel? D'un côté, le seul truc qui aurait pu faire penser au ciel, c'étaient ses yeux, et c'était pas assez pour postuler en tenps que sosie céleste, il fallait le reconnaître. Il adorait les gosses. Il s ne se prenaient pas la tête, et donnaient parfois l'impresson que c'étaient les adultes qui ne comprennaient rien à la vie et qu'il fallait tout leur apprendre. C'était assez rafraîchissant, et ça apportait tojours sa dose de bohneur journalier.

-Je sais pas. Ceux qui ont fait ce mot étaient peut être idiots après tout!

A quoi bon, dans le fond, lui expliquer que c'était parce que, à l'origine, c'était pour dire "mon seigneur", puis "mon sieur", et que finalement, à faorce que les syllabes parent en vacances pour les contrées de l'oubli grammatical autorisé et des montages du language archaïque, c'était devenu un terme poli pour s'adresse à quelqu'un ou parler de lui? L'enfant avait sa logique, et elle était plus colorée que la sienne. Un jour, on lui avait dit "les enfants sont poètes sans le savoir". L'explication lui convenait, il avait l'impression qu'elle avait été faite justement pour ce genre de situation.
Le temps qu'il pense ça, l'éclair rouge avait déjà filé dehors, et Lilian l'avait suivit, juste pour le plaisir de le voir jouer.

Et c'est ainsi qu'il avait pu le voir se reconvertir en bébé koala, et lui même se fit désigner volontaire pour devenir l'arbre à Koala, ou il ne savait pas quoi encore. Les koalas, ca vit bien dans les arbres, hein? En tout cas, l'animal avait l'air de bien aime ses cheveux. Comme tout arbre à koala qui se respecte, il attrapa ses chevilles pour qu'il puisse le retenir au cas où l'envie de tomber en arrière le prendrait subitement.

Quand un gosse vous dit "On joue ensemble," on est rarement capables de dire non. Ils trouvent toujours une logique absolue et imparable pour qu'on aille jouer avec eux. Pour peu qu'ils prennent la peine de la donner. Il éclata de nouveau de rire. Lui qui espérait qu'il lui donne son chemin, c'était foutu...Ils allaient chercher tous les deux, ca serait plus amusant. Plus y a de fous, moins y a de riz! Ah, non c'était pas ça. Il posait les question et déclarait des choses à toute allure, commme si le bouton vitesse avait été enclenché.

-Oui, bien sûr!

Une chose à la fois les amis, ou Lilian allait s'emêler tout seul, et il avait pas besoin déjà.

- Oui, sans doute. Faudrait mettre de la couleur partout. Et à commencer par le hall!

Le cri du coeur. C'était vrai quoi, c'était tout triste, tout noir et blanc. C'est la première pièce qu'on voit, faut qu'elle donne envie de visiter le reste bon sang de bois! C'était décidé, la première chose qu'il ferait si il se faisait embaucher, ça serait de monter une escouade colorisante pour colorisationner tout ce petit monde. Du rouge, du vert, du bleu, sans oublier le jaune, il faut qu'à la fin, l'Académie ressemble à un arc en ciel! On rira bien, on prendra des phots, et si on nous ordonne de tout nettoiyer après, on le fera tous ensembles, et on fera des batailles d'eau géantes jusqu'à ce que les batîments ressemblent à des îlots géants dépassant au milieu d'une mer de toutes les couleurs. Il fallait mettre de la vie dans ce pays, et on en mettrait autant qu'il faut!

-Parce qu'ils sont jolis comme ça, non?

Et après la scéance de calnages, c'était les question pièges. Décidement, il fallait ne pas avoir le vertige et posséder une boussole indéboussolable pour le suivre lui. Il était relié à une prise secteur?

-Je sais pas... fit il avec un sourire Un bébé koala? [/color]

A ses yeux, la réponse était correcte... Restait à voir ce qu'il en pensait lui.
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MessageSujet: Re: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Sam 6 Mar - 0:28

Du haut de son petit perchoir, Ryugi s'était mis à réfléchir sur l'étymologie du mot monsieur. C'est vrai, peut être vrai ce qu'il avait dit, le monsieur. Les gens qui avaient inventé ce mot devait peut être être idiots de l'avoir inventé ainsi. En même temps, en y réfléchissant bien, Ryugi n'trouvait pas d'autres mots que monsieur pour décrire un monsieur. Parce que c'était rentré dans les moeurs que de dire qu'un monsieur est un monsieur, que ce mot était rentré très profondément dans les racines de la langue. C'est donc qu'il fallait être vraiment très fort pour pouvoir l'enterrer là dedans, suffisamment profond pour qu'il n'y sorte jamais, et surtout, suffisamment fort pour obliger les gens à l'utiliser. Quoique, réflexion faite, Ryugi ne comprenait pas pourquoi on disait racines d'une langue non plus. Parce que la langue qu'il avait, elle était toute rose, toute mouillée et n'avait pas de racines puisque les racines sont marron et que sa langue était rose. C'était de la discrimination colorati-mouillée! Ou mouillo-colorée!

"Non, les monsieurs qu'ont inventé le monsieur sont des monsieurs très forts pour pouvoir obliger tout le monde à s'en servir. Sont idiots, mais sont forts. N'aimerai bien être assez fort pour inventer un mot. Pikitu! Ah non, faut un sens, d'abord. J'vais dire à droite!"

A droite? Oui, Ryugi était à l'ouest. Mais ce n'était pas grave. C'était son moyen de pensée, son fil de pensée (s'il en avait un), fil avec lequel il tricoterait bien un pull de pensées sauf que ça n'habille pas trop vu que Ryugi n'avait jamais réussi à s'habiller rien qu'avec des pensées (sinon il ferait froid et tout le monde se moquerait de lui) quoique ce serait marrant s'il parvenait. Il n'empêchait que son nouveau compagnon de jeu était amusant, mais surtout, qu'il était sympathique et qu'il voulait bien jouer avec lui. Super! C'était pourquoi le petit éclair aux cheveux enflammés (ROUGES! Parce que n'enflammés, ça détruit des cellules et que çà fait bobo à la tête. Même si ça a l'air cool.) était monté sur son dos. De là où il était, au moins, il pouvait avoir une vue d'ensemble bien plus grande que s'il était en bas. Mais pourquoi vue d'ensemble? Oh, et puis zut, on ne va pas demander pourquoi à chaque question! Ce serait embêter... Euh... Ryugi ne savait même pas qui il embêtait en se posant toutes ces questions. Peut être lui même, puisqu'il était le seul à les entendre. Et c'est pourquoi Ryugi eut peur : Il n'avait pas envie d'embêter lui même, sinon, il ne s'aimerait pas !

"Owiiiiii, colorons le monde! Changeons le hall, changeons l'école, avec des bouquets de sols! Même si je sais pas si les sols sont en bouquets, mais les fleurs, ça vient bien du sol non? Ah mais non, je suis pas au sol, donc ça compte pas de prendre des bouquets. Pis de toute façon, je sais pas ce que c'est qu'un bouc, alors, les bouquets..."

En tout cas, son premier réflexe avait été d'enlacer celui qui le tenait. Et de lui demander qui il était. Certes, Ryugi ne lui avait pas donné son nom, c'est normal qu'il se trompe. Et c'est pourquoi Ryugi secoua la tête. Ou plutôt, il se pencha en avant pour pouvoir qu'il voie qu'il secoue la tête. L'ennui, c'est que se pencher en avant, c'était déséquilibrer, et déséquilibrer, c'était perdre deux ou trois dents lorsqu'il tomberait tête en avant. Eh bien... Oui, Ryugi tomba lourdement contre le sol, tête la première, et eut très mal. Non pas que la chute était douloureuse, mais c'était l'instant juste après qu'il eut mal. La douleur... Quel étrange concept. Une alarme, chez la plupart des gens, mais chez Ryugi, elle était purement décorative. purement optionnelle. Mais présente tout de même. Cela ne le faisait pas tant crier (pourquoi crier après tout, ça sert à rien vu que ça ferait mal aux n'oreilles des gens) mais cela gênait un peu quand même. Bon, autant l'oublier, Ryugi souriait à son compagnon de jeu avec un sourire édenté et une face ensanglantée. Quoique les dents manquantes repoussaient à vue d'oeil dans des douleurs terribles qui retenaient le garçon à terre. Qui peinait à sourire, mais qui souriait quand même/

"Bobo... perdu, moi c'est Ryugi! Ryugi Silver ! Et toi? Désolé, j'ai déjà oublié..."

[Désolé pour la réponse très tardive. Gros problèmes personnels, et pas d'humeur à délirer.]
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MessageSujet: Re: Ne suis gagnéééé ! (Libre) Mar 9 Mar - 0:05

Le moulin à parole koalaesque continuait d'enchaîner les propos sans queue ni tête, et même sans corps, arrêtes ou écailles. Ils ne finissaient même plus en queue de poisson, mais plutôt en morceaux de nuages. Pourquoi? Parce qu'un nuage, on ne comprend jamais ce qu'il veut nous montrer, et que quand on commence enfin à avoir une vague idée, il a déjà changé et s'est fondu dans une autre masse de nuages, à présent totalement hors de compréhension. Oui, Lilian commençait à le perdre, mais c'est pas grave, on rattrapera le train en marche. Du moins on essaieras. Et juste essayer, pas arriver, ça ne serait pas amusant sinon.

-A droite? Et pourquoi pas à gauche?

Au point où on en était, hein? A paumé pour paumé, autant s'amuser un peu, et le voir déballer des trésors de logiques que même avec un couteau sous la gorge et un bazooka juste en face la logique ne reconnaîtrait pas. Et puis comme ça il comprendrait peut être d'où venait la droite. Ça pourrait être intéressant qui sait. Sûrement même. Le blond parfois pouvait passer des heures à écouter parler un enfant. Il ne comprenait pas tout ce qu'il lui disait, et c'était ça qui était amusant.

Lilian éclata de rire.

-Oui, on fera des bouquets de sol... Et on coloriera les dalles. Comme ça, elles seront plus noires et blanches.

Il n'avait même pas eu le temps de réfléchir à ce qu'il venait de lui dire que le gosse avait déjà enchaîné ailleurs. Lilian se sentait quelques peu égaré. Décidément, il devait commencer à se faire vieux, le pauvre... Le blond était en train d'accuser un sérieux coup de vieux... Au moins dix ans en pleine poire, si ce n'est plus... Beaucoup plus... Ah, les folles années de la prime jeunesse... Adieux, bois, arbres, feuilles, dryades, fées et farfadets, murmures sylvestres enchanteurs, sirènes intemporelles... Oui, c'était la minute de déprime sur du vent, puisque Lilian allait sur ses vingts ans, même si mentalement, sa croissance s'était arrêtée sur ses quinze ans, si ce n'est moins. Mais bon, ça fait toujours du bien quelques instants de solitude, ça vous remet les idées en place... Ou bien ça a tout l'effet inverse, au choix. Pour Lilian, c'était plutôt la deuxième solution qui semblait s'imposer d'elle même.

Enfin, pendant que Lilian pensait à tout et rien, surtout rien, ne nous cachons pas, le gamin avait initié un nouveau jeu. A ses yeux, Koala marchait bien, mais ca ne semblait pas être la bonne réponse... Il avait sentit le gamin se pencher en avant, avait pensé qu'il risquait de tomber, mais le temps qu'il réagisse, il était déjà tombé.

-Merde! Ça va?!

Ben oui, lorsqu'un gamin tombe et s'explose les dents par terre, on en oublie souvent de surveiller de près son langage, faisant bien attention de ne pas dire de gros mots en présences de chastes oreilles. Étrangement, on se trouve à avoir des priorités ailleurs. En l'occurrence, Lilian avait trouvé plus urgent de voir comment il allait, et donc de se pencher sur le gosse et sa bouille ensanglantée avec un air véritablement inquiet. Et quelle ne fut pas sa surprise de constater que ses dents repoussaient à vue d'œil! L'espace de quelques instants, le temps qu'il lui fallut pour que son cerveau parvienne à accepter l'impossibilité qui s'offrait à lui sur un plateau d'argent et une rose à la bouche, il oublia que c'était un gamin qui venait de se massacrer la tête par terre, qu'il avait sans doute mal, et qu'il était tout couvert de sang et de terre.

Ne sachant quoi faire, il finit par sortir un mouchoir et nettoyer le sang qui maculait son visage avant qu'il ne sèche, doucement, presque tendrement, avec la même délicatesse qu'un père aurait pour son gosse si c'était lui qui s'était blessé. Lorsqu'il en eut finit avec sa tâche de nettoyage, il lui sourit doucement en passant une main dans ses cheveux.

-Tu n'as pas trop mal? Moi c'est Lilian Awyn.

C'était normal qu'il ne s'en souvienne plus, il ne lui avait jamais dit! Forcément alors que dans ces conditions il ne se souvienne pas de son nom. Le blond soupira doucement avant de reprendre:

-Ne me fais pas de peurs pareilles, j'ai cru que mon coeur allait s'arrêter... Tu vois? Il lui montra ses avants-bras. J'en ai encore la chair de poule!

Il avait dit cela d'un ton léger, un peu complice aussi, dans le but de détendre l'atmosphère, et aussi se détendre lui même, il ne fallait pas se mentir.

[court, nul, moche... Je suis désolée... *va se pendre*]
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