AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Auteur Message
avatar
Le Marionettiste ♠


Messages : 78
Date d'inscription : 31/01/2010
Age : 32
Localisation : Dans ma tête...

& Your Virtual Life
► Relationship:
Expérience:
16/500  (16/500)
~ Don: Contrôler l'esprit par les sentiments

MessageSujet: Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur] Mer 17 Fév - 7:37

Rares n'étaient pas les fois où Evan s'était présenté dans ces lieux. Eh oui, le goût de l'alcool pouvait être agréable au goût. Evan avait reçu une invitation de la part de l'un de ses clients. Bien qu'il ne soit pas très intéressé à fréquenter ce genre de lieux, il ne reculait que très rarement lorsqu'il était question de faire affaire. Pourquoi donc refuser à un client sa présence si par la suite cela pouvait entraîner irremédiablement la signature d'un contrat ? Pour cette fois, c'était son client qui avait demandé que la rencontre se produise dans un lieu en dehors des locaux de la haute-société. Evan avait accepté à condition que la présence de son garde du corps personnel lui soit accordée. Evan n'était pas fan des risques non-calculés et il ne se permettait que très peu d'erreurs. Attendant que son client se présente sur les lieux, ne sachant aucunement comment il allait le reconnaître, il entra dans le lieu de rendez-vous et prit place à une table en compagnie de son garde du corps. Ce dernier étant un robot, il n'était pas très causant mais Evan était d'avantage un homme de pensées que de discussion. Les mots pouvant facilement être sujet à interprétations, les pensées elles, demeuraient siennes et cela facilitait beaucoup certaines transactions, pour peu qu'on sache maîtriser les signaux inconscients que l'on envoie à nos interlocuteurs.

Une serveuse revêtue d'une tenue très sexy vint offrir un breuvage à Evan et son garde du corps. Le robot ne répondit pas, laissant la serveuse quelque peu offencée de ne pas avoir reçu de réponse mais Evan répondit simplement ;

- Apportez-moi simplement un bloody césar je vous prie.
- Bien monsieur. fit-elle en se dirigeant vers le comptoir.

Dans l'endroit, l'atmosphère était détendu. Une petite soirée calme en perspective. Sans doute serait-ce préférable de profiter un peu, de se détendre mais étant donné ce qui se préparait un peu partout et le genre de gens qu'on pouvait rencontrer, il vallait mieux être prudent. Evan avait pris soin de dispercer quelques humanoïdes tout autour du bar au cas où quelque chose se produirait. Il avait déjà repéré toutes les sorties possibles et espérait qu'il n'aurait pas à faire usage de la force. La serveuse revint alors avec le breuvage. Evan lui donna le montant exact et y ajouta une pièce de plus, parcourant du regard les formes agréables qui constituaient la silouette de la jeune femme. Celle-cie fut ravie et le gratifia d'un sourire, croyant qu'elle en obtiendrait d'avantage avant la fin de la soirée...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Messages : 12
Date d'inscription : 23/12/2009
Localisation : My Nightmare.

& Your Virtual Life
► Relationship:
Expérience:
15/500  (15/500)
~ Don: Télépathe.

MessageSujet: Re: Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur] Ven 19 Fév - 18:06

Il existe un sentiment inépuisable, proche de l’extase. Un complot humain qui n’a pas fini de faire parler de lui, une vérité controversée dont tous les écrits ont finis mangé par les flammes. Un sentiment révolu, son nom oublié…

De toits en toits, arpenter de part en part une toile invisible et y laisser ses traces. Courir, le plus vite possible, et échapper à un ennemi indicible. Sans omettre les causes et les raisons, c’est une fuite de voisinage, vite oubliée. Quelques lambeaux noirs se faufilant parmi les ardoises glacées du haut d’un bâtiment, un croissant blanc les immolant de sa lumière divine. Presque imperceptible, le souffle court d’un Enfant, le corps caché par les briques rouges d’une cheminée de passage. Plus bas, des bruis de pas, des cliquetis d’armes, et d’autres voix sourdes et rugueuses envoyant des ordres à la volé dans les bas-fonds d’une rue délabrée. Une torche, passant à quelques centimètres de son visage, immobile dans l’obscurité. Le Démon de Cèdre retint son souffle, jusqu’à ce que le garde se replie, consterné. La masse d’argent s’éloigna, un sourire indicible se dessinant sur les lèvres du damné. Le Gamin se redressa à moitié, prenant soin de laisser chaque fragment de son corps invisible derrière les tuiles de son antre. A moitié manger par les ombres, il attendit que la marche de la troupe prenne fin.

« Aaron, j’aurais dût te laisser dans ton trou…
- Ha ouais… maintenant, assume.
- T’as accepté ?
- J’avais que ça.
- On te refile le sale boulot !
- Soit déchiré de honte de me laisser dans cette merde.
- Si tu savais, la culpabilité me ronge.
- J’espère bien.
- What did you expect ?
- Pas grand chose de toi. Faut que j’te laisse.
- Recommence pas, Wilb’ !
- Xehon »

Connexion coupé, revenons aux choses sérieuses.
Le miaulement d’un chat de gouttière, une plainte, sa queue entre les jambes. Dans les catacombes d’une rue silencieuse, un homme, tenant une femme par la taille. Animal, et elle se débattant. Quelques cris vites interceptés par une main, l’homme cloisonnant sa gorge. La dame était vêtue d’habit de rue, son sort était évident.
On ne savait pas ou aller, ni que dire. Une certaine nostalgie enivrait les lieux, l’endroit était souillé. Impassible, l’Enfant était amateurs de risques les plus déments, sa présence en était presque préméditée. Violente, une soudaine envie de jeux illicites. Pas plus pour la préposition du dit-héros qu’il n’avait que faire, que la pulsion soudaine de l’adrénaline enivrant ses sens. Deux larcins en valent mieux qu’un seul, c’est une règle d’or à ne pas omettre. Frissonnant, son appropriation toujours calée contre son cœur, il détourna le regard vers la scène, se redressant entièrement, dévoilant sa peau blafarde au nouveau public, jouant de la lumière comme savent le faire les cinéastes de talent. Le cliché évident était un réel supplice, lui ne tiendrait pas devant tel subterfuge. Le Gamin de Minuit s’empara d’une pierre, munit d’un sourire hautain, lançant le dit-projectile sur la tête de l’homme. Pas assez gros pour lui éclater le crâne, juste assez imposant pour faire le souffrir à la limite du risible. Une force quasi nulle, ne pas le couper dans ses élans, ce qui serait de mauvais goût. Un jet fait pour emmerder, vous avez bien comprit.

La brute leva le nez, légèrement interloqué. Passant un main obèse derrière son crâne, y décelant quelques gouttes de sang. On ne sait plus vraiment ce qu’il se passe dans ces moments-là. La peur prend possession de notre âme, peur de se faire découvrir, même si les conséquences seraient risibles vus l’accoutrement de la dame. Une mauvaise adrénaline, souillée, vous activant inconsidérablement le foie. L’homme se retourna, découvrant un Gamin l’admirant à l’air satisfait, le teint cadavérique, la silhouette étrangement élancée. Lors de ces moments là, l’homme est touché, son amour propre en ayant prit un coup. Il lâcha la maîtresse de rue, délayant sa soubrette au passage, lui laissant l’infime chance d’aller se changer et de se convertir par la même occasion.
Et puis, le but est atteint, une nouvelle course contre un parieur compétitif. Le sentiment de liberté causé par le vent lui frôlant la peau, laissant les pends de son vêtement s’élancer libres. Courir, juste pour le plaisir et ressentir cette sensation inconnue, encore une fois et ressusciter de parmi les Morts, une nouvelle fois. Magnifique sentiment, proche de la délivrance, une envie sans fin, une drogue, les narcotiques et l’adrénaline ne fond bon ménage… pourtant.
Lui, le suivant à la trace, l’homme à terre, le Démon volant parmi les toits. Il appela la garde, encore une fois, pour un motif différent, cette fois. Les hommes de ferrailles commençaient à se lasser de ses petits caprices ridicules, ce Gamin ne tardera pas à être coffré. C’était ce qu’ils disaient, à chaque fois. Encore une fois, ils montèrent sur les toits, encore une fois, ils s’en brûlèrent les ailes. Un homme devant, l’autre derrière, ils avaient enfin décidé à enlever leurs armures. Le Quidam les fixa dignement et leur décrocha un sourire, s’arrêta, bifurqua vers la droite et fonça dans le tas. Une main sur l’épaule d’un agent et sauter par-dessus son corps imposant, un jeu d’enfant. Entre deux fenêtres et l’éclat de la Lune l’aveuglant, il sauta à terre, décidant de changer de stratégie, pour une fois. Les pieds devant un monument à consécration, un pub. Une affichette distinguée, des vitres teintes ornées de volutes impériales, une ambiance calfeutrée accompagnée des serveuses les plus voluptueuses du monde. Un léger coup d’œil derrière, les gardes couraient sans doute dans une direction différente, il n’y avait pas à s’en faire. Après l’effort le réconfort, encore un précepte bidon qu’il ne se refusait pour rien au monde. Après avoir calmé son souffle, Wilbur posa une main sur le bois laqué de la porte, il franchit l’entrée, dans la plus grande impunité.

« J’entre.
- Il y a du beau monde ?
- C’est un détail Soan…
- Je meuble.
- Dans ce cas, ferme-la.
- Il est là ?
- Aucune idée.
- Tu flippes ?
- Ho que oui…
- Y a des filles ?
- Des tas.
- Profites en.
- … Xehon »


Un léger bruit de cloche, distingué, comme le veulent les plus prestigieux bars. La porte demeurait silencieuse, mais son entrée remarquable. L’Enfant ne pouvait passer inaperçu. De par ses vêtements étonnement sculptés ou sa peau d’ivoire, comme des projecteurs braqués sur lui. Se délectant des regards inconnus, flatteurs, indolents ou ravisés, tout était à prendre. Le beau monde était là, il n’y avait pas de doute. Sa présence était même quelque peu provocatrice, son air satisfait suffisait à son accoutrement, en un autre lieux. Mais surtout, des yeux rouge frôlant l’entendement, présent blasphématoire de Mère. En clair, il ne cadrait absolument pas avec le décor, et ce n’était pas rien de le dire.
Le Démon de Cèdre avança de quelques pas, posant un regard sur toutes les têtes. Un homme à la pipe, un monocle posé inopinément sur l’œil, passant discrètement une main sur la jambe de l’amie de sa femme. Dans un recoin sombre, loin des regards, histoire de ne pas alarmer le publique ; un ivrogne, la mine embrumée, à deux doigts du coma éthylique, les membres tremblants, l’iris injecté. Un prince, noble et droit, discutant du monde, dans un accent parfait, échangeant subtilement quelques billets pour les paris de ce soir. Une femmes, rougissante, devant un gentleman, la canne rouillé, un clou dépassant de sa chaussure, essayant de s’attiser les bonnes grâces d’une bourgeoise. Un gigolo avant l’heure. Et puis, un seigneur, au couturier exemplaire, aux côtés d’un ami mécanique, faisant glisser ses yeux délicats sur la soubrette d’une serveuse, le regardant, rougissante. Cheveux mats, regard froid et dure. Manières impériales, aristocrates. Le dos droit, homme à imposer le respect, sûr de lui à outrance, le genre de gars à ne pas immoler l’ego surdimensionné.
Le pièce, magnifique. Boisée et sculpté à la perfection, un feu de cheminer de marbre donnant un caché singulier au café. D’imposants rideaux de souffre cachant l’éclat de la Lune Une relique, un petit bijoux choyé dans le quartier populaire d’Ueno. Des tables de bois clair, une vaisselle de porcelaine. Que demander de plus, il fallait avoir les manière pour venir se délasser ici.

Il y avait ce souffle, ma gorge en feu. J’ai prier tout le jour, j’ai recommencer, encore une fois. J’aurais voulu y re goûter, je me suis approché de trop près, ma gorge fondante sous le poids des cendres.

[ “A revolution has begun today for me inside
The ultimate defense is to pretend
Revolve around yourself just like an ordinary man
The only other option is to forget”
]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Le Marionettiste ♠


Messages : 78
Date d'inscription : 31/01/2010
Age : 32
Localisation : Dans ma tête...

& Your Virtual Life
► Relationship:
Expérience:
16/500  (16/500)
~ Don: Contrôler l'esprit par les sentiments

MessageSujet: Re: Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur] Dim 28 Fév - 22:03

Evan attendait non sans impatience l'arrivée de son client. En jeu, d'imposantes sommes d'argent et un partenariat plutôt intéressant. Certes, cette rencontre n'avait pour but que de permettre aux deux émissaires de mieux savoir à qui ils avaient affaire mais même sans rencontre à cet endroit, Evan pouvait deviner, au premier regard échangé avec l'individu, s'il était ou non digne de confiance, mais, il y avait tout de même quelques exceptions à cette règle. La serveuse emporta le breuvage, récolta le billet et quitta la table où se trouvait le jeune homme à l'apparence soignée. Si une chose était certaine, Evan ne convenait pas au décor. Cet endroit rempli de simple d'esprits le rendait malade. Comment les gens pouvaient-ils accepter d'être si... idiots ? Le regard perdu dans le vide, bien que vigilant, Thomson se demandait ce qu'ils faisaient tous ici. Certains dans l'évidence se posaient la même question au sujet de notre cher aristocrate mais semblait-il qu'elle quittait leur esprit à la première gorgée d'alcool. De toute évidence, ils étaient venu pour se divertir et passer ses journées dans l'alcool n'était définitivement pas dans les cordes d'Evan. L'alcool embrouille l'esprit. Voilà pourquoi il ne buvait qu'en de très rares occasions voir, simplement par politesse, et encore... il lui arrivait de décliner une invitation s'il le pouvait. Là, il avait commandé un breuvage fait de Vodka, de jus de tomates, de jus de citron, de sel de céleri et de quelques autres ingrédients gardés secrets par la maison histoire de faire en sorte que celui qui le boit, ne soit pas en mesure de reproduire exactement le même goût s'il tentait de s'en faire un lui-même. Une notion tout de même intelligente, pour qui voulait faire commerce dans le domaine, se rendre unique. En étant unique, le monopole s'installe. Bien entendu, les compétiteurs tentent de voler la vedette en jouant de leurs sens pour faire "croire" que le produit était identique et moins cher, mais certains ingrédients ne se remplacent que très difficilement n'est-ce pas?

Laissant cette question en suspend, Evan changea intérieurement de sujet lorsque la serveuse se prit les pieds dans les longues bottes d'un homme trop occupé à boire sa bière pour remarquer que ses pieds pouvaient nuire à la circulation. La pauvre tenant un plateau lourdement chargé entama sa chute mais ne toucha pas le sol aussitôt rattrappée par Evan. Quant au plateau qu'elle tenait, il continua sa route jusqu'à un client qui, les yeux grands ouverts ne pû éviter la course folle des liquides qui l'aspergèrent sans ménagement aucun. Evan jetta un regard à la pauvre victime et manqua de pouffer de rire. Ce genre d'action pouvait être plutôt mal vue donc il ne tenait pas particulièrement à croiser le regard de ceux qui l'entourait. Il aida tout de même la serveuse à se remettre sur pied. Cette dernière, ébranlée bafouilla quelques excuses et remerciements et alla aussitôt voir le client mécontent de s'être fait arroser de la sorte. Affichant un visage au couleur de la pomme d'amour, la jeune femme entreprit d'essuyer les dégats. Lui empoignant fermement le bras, il quitta le bar en blaphémant quelques jurons, horriblement mécontant, faisant un idiot de moins sur les lieux donc un endroit plus sécuritaire... sans compter le nombre inconcevable d'imbéciles qui se postaient sur les lieux en attente d'une éventuelle bagarre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Messages : 12
Date d'inscription : 23/12/2009
Localisation : My Nightmare.

& Your Virtual Life
► Relationship:
Expérience:
15/500  (15/500)
~ Don: Télépathe.

MessageSujet: Re: Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur] Sam 24 Avr - 20:15

Susceptibilité. Cachée et latente. A chacun sa peine.
Dans un recoin, dans l’ombre. Vomis. S’estompe. Et se cache. Regarde à travers les trous d’une masse inanimée. Fentes oculaires. Accoste le monde. L’attrape et le recrache. L’attrape encore. Se noie. Remonte à la surface. Cherche l’erreur, la lumière. La trouve et l’embrase. La toise et se détourne. Ses fléaux dorés contre son dos. Le noir les attire. Il reste de marbre. Se laisse brûler. Oublie les rumeurs de Dame Rousse. Se repend. Ferme les yeux. Attrape la cage de cristal. Joue avec le liquide vital. Le repose. En renverse. S’en fou et recommence. Rouvre les yeux. La revoit. Frisonne. Avale et recrache. Pose une main sur son cou et se rappelle où il est. S’en fou et le fait quand même. Respire. Serre le verre. Griffe le marbre et oublie. Froid. Sourie et profite. Apprécie. Sort de ses ténèbres. Voit le monde. Avale et recrache. Se dissimule à nouveau. Calculateur. Effraie les enfants. Alors reste barricadé. S’enlise en ce qu’il lui reste. Pas grand chose. Sourie. Souffre mais se sens bien. Sourie encore, sans faiblir. La toise, sais qu’elle le regarde et joue. Cette fois, tu ne m’auras pas…

Remous. L’oreille se tend. Terrain hostile. Mauvaises pulsions, mauvais karma. La roue tourne à nouveau. Avale et recrache. Avale et recrache. L’immobilité reste son propos, l’observation, sa seule réserve. Il y a trop de bruit. Râle et souffle. Fort. Encore épuisé. Paralysie articulaire. Reste droit devant la scène. Futilités. Même si son regard ne décroche pas. Avale et recrache. Encore et encore. Comme une valse, une course sans fin. Parcourt cyclique. Se maudis. Putin, part d’ici. S’efforce. Ses jambes ne répondent plus. Fatigué. Se résous. Ses paupières faisant de l’ombre à ses globes oculaires. Cécité. Ne veut plus voir. Mais ne peut se résoudre à entendre. L’ouïe est le plus mal fichu des sens. Souffle et soupire. Attrape le marbre, frissonne. Pousse. Tremble et souffre. Le siége lui colle à la peau. Passe une main sur son visage blanc. Sourie. Les dernières de ses traces dans ses veines.
Des cris. Encore les mêmes. L’homme qui joue de sa nature profonde. Et les yeux s’agrandissent. La bouche s’entrouvre en un demi-sourire. Admiration feinte. Jeux de jambes, anodins. Grotesque. Tellement vrai. Occupation à porté de main. Amnésie préférable. L’œil se fait plus vif. Le rouge tend vers le sang. Méphistophélique. Les ondes vibres. Ils se battent sous la commande de leur joug. Se regardent avec une envie débordante. Buttez-vous ! Silence, de quelques instants. Divertissement passager, clandestin. Plus que diffamatoire, question de principe. Les corps sont lourds. Ils tombent, depuis toujours. Parfois ne peuvent se relever. Ou ne veulent pas. Le plus simplement du monde. Il y a les chevaliers servants. Ceux présents afin de donner un nouvel air au conte. Mais pourtant les laisse faire. Abandonne leurs biens. Les corps se morfondent. Disparaissent. S’enlisent eux aussi. A tour de rôle. S’emparent du bois de la porte. La claque. Se dissipent puis meurent. Putin, buttez-vous !

Un rire. Olfactif. Les sons deviennent odeurs. Sucrés. Doux et ambrés. Les feintes oculaires se décuplement. Cherchent l’erreur. S’étirent et rampent sur les débris d’une bataille gelée. Evite les tâches brunes et se pose sur un nacre. Bleuté. Sanguin. Un pan de linge sur un corps rosé. Jovial. Sûr de lui. Contemplateur et égocentrique. Prince, Charmant. Laissant au loup le soin de bouffer son troupeau. Question de principe. Buttez-le.

Les muscles se tendent. Se raidissent. Affleurement de sang inutile. Machine défectueuse. Engrenages sabotés. Substance corrosive. Malsaine. Tellement plaisante. Indécente et laconique. Tourbillonnante. Proche de la Mort. Tangible et irréelle à la fois. Etrange. Anodine. Cruelle. Bénéfique. A chacun ses cultes.
Nouvel effort. Compensation dérisoire. Sucés introverti. Egoïste. Un mal nécessaire. Bras démoniaque de raidit, s’agrippe à la surface de glace. Ultime effort. Pousse et ne faiblit pas. Tire et craque. Les tendons presque excisés. Se soulève, enfin. Le verre plus que sur une seule face. Tangue. Ballottement incessant. Roule et se brise. Substance blasphématrice à terre, rejoignant le cadavre des autres cristaux. Lui, enfin debout. Eclaboussures divines. Cristallines. Fragments déliés contre chaire. Rouge. Sang. Délabrant la peau pâle, matière maladive arpentant son cou. Déchirant ses lèvres. Un doigt s’empare du précieux liquide. Stoppe sa dégénérescence. Fait fuir le verre. Tout n’est plus que détails. Un pas puis l’autre. Jambe droite défiant la gauche. Et inversement. Arriver jusqu’à la sortie. Si convoitée. Sabotage. Les corps sont sortit. L’état d’alerte est passé. Le linceul occupant le sol est devenu traître. Traîne de soufre. Corrosive. Les jambes décident enfin à se déplacer. Rampent et frôlent le marbre. Se détachent. Fondent. Souffrent. Fières, tiennent encore. Ne lâchent pas prise. Trop dignes, beaucoup trop. Et l’autre qui rie. Putin. J’vous en supplie. Buttez le !

Il s’approche, faiblement. L’observe et le toise. Décemment. Un tours du côté des alcoolos. L’homme à la pipe, presque Mort. L’autre, s’endort sur son verre. L’Enfant se rapproche, écoute. Parle ou ne parle pas. Tout ceci m’est égal. Ecoute Charmant rire. Avale et recrache. Tu me dégoûtes. Sentiments absurdes. Réels. Avance, un peu plus. Voit ce qu’il est, de quoi il capable. Incapable. Ses yeux à deux pas. Le verre dans une main. Sentiments proches de la démence. Le sang coulant encore le long de son cou. Rire satanique dissimulé. Déboires recelés. Marche vers lui. Vers Prince. Rie de ses connerie. En est fière. Se détend un peu. Lève le menton, n’essaie pas même de faire impression.
Logé au creux du crâne. Des éclats de voix. Des rires. Ceux du Prince. Exaspérant. Insensé. Pensées profondes. Sans commentaires. Ses pas le portent. Insensible. Inconsciemment, marche et ne souffre plus. Enfin. Regard hautain. Inflammable. Sa table vide. Ecoute ses plaintes et ses requêtes. Ses souhaits. Pénétration illégale. Un esprit volage, sans garde psychique. Physique inutile ici. Wilbur démon d’illusion. Souhaits économiques. Un homme. Un client. De l’argent. Des partis intéressants. Une entreprise délictueuse. Un marionnettiste. Charmant. Bilant inéluctable. J’vous en prit. Buttez le.
Intercepte ses mots. Prince parle décidément trop. L’enfant oublie la compagnie. Ferme son esprit. Bloque les intrusions. A la manière de certains amis proches. Ne pas être dérangé. Coutumes habituelles, de principes. Aucune envie de se laisser bouffer par Prince. Et quoi encore ? La bouche se tuméfie. Sourie. Abandonne. Joue. Se métamorphose. Dieu vivant. Devient le client et s’en amuse. Moi aussi, j’ai besoin de thune.

Un chaise libre. Un femme, devant. Les mains se mouvent. Serpent d’ivoire. La peau blanche s’empare des anches délicates. Glissent sur le bustier et frôle la peau de la compagne. Déplacent doucement le corps gracieux. La bouche mute et s’excuse. Le venin a un effet dévastateur. Les mains se retirent en un faux mouvement de pudeur. Les yeux rouges croisent les verts. S’amusent. La fille rougie. S’excuse. La bouche saigne mais se repend. Sourie dégoûtée. Mime la gentillesse et l’avenance. Dieu et miséricorde. La coquette se retire. Voix libérée. Il en fallait si peu.
Morning Bell. Morning Bell. Believes me. Never heard Morning Bell anymore.

Assaut. Challenge épique. Humoristique. Dédaigneux. Limite, légalité controversée. Face à Charmant. Sa main prête à rompre son rire. Méticuleuse et conspiratrice. Buttez-le. Avant qu’il ne s’en charge. Le rire se bloque. Diminue. S’estompe enfin. Sa seule présence suffisante à briser les rêves. La main se décrispe. Lâche le verre. Rejoint les autres. Meure à son tour. Wilbur. Calculateur. Force invisible l’empêchant de s’amuser de lui comme lui s’était amusé de Prince. Mire enclenchée. Armes chargées. Réserves d’appoints. Les paris peuvent commencer.

- Monsieur. Nous avons affaires. Paraît-il…

Suffisant. Un timbre parfait. Léger. Contraste d’avec son corps. Les effets du délabrement passé. L’adrénaline sauve. Plus qu’on ne pourrait le croire. Ses yeux se faufilent. Touts interstices y passent. Toise Prince Charmant dans l’attente d’un nom décent. Sourie de ses conneries. Se darde d’un air de confiance. Conspirateur. Reste debout. Quelques secondes. Fait un pas. S’arrête. Fixe innocemment ses mains. Joue de ses allures de gamin silencieux. Rêve d’un hôtel. Dissipe ces pensées néfastes. Avance d’une enjambée de plus. Pose ses mains sur le cuir de la chaise. S’arrête. Repose ses yeux rouges sur Charment. Ecoute les rumeurs de son esprits. L’empêche d’intercepter les siennes. Le fixe. Ne bouge pas. Tant qu’il n’aura pas entendu l’alarme ne bougera pas. Son premier boulot. A ne pas rater. Cible identifiée. Tout n’était que question de temps. Cible verrouillée. Le jeu pouvait commencer.

Qu’on en finisse. Buttez-le!

[ “Sweet dreams are make of this.
Who I am to disagree?
Travel the word and the seven seas.
Everybody looking for something.

Some of them want to use you.
Some of them want to be used by you.
Some of them want to abuse you.
Some of them want to be abused.” ]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur]

Revenir en haut Aller en bas

Un petit drink avant de partir ? [PV-Wilbur]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Requiem No Jiyuu  :: Anthalys ~ Quartier Populaire ~ :: Quartier d'Ueno ~ -
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit